Partager l'article ! La ratification du traité européen et les socialistes: L’Europe bourreau des socialistes. 2005…2008, bis répét ...
L’Europe bourreau des socialistes.
2005…2008, bis répétita, le PS se déchire sur l’Europe.
En 2005, c’était sur le contenu du traité et la conception de ce que devait être l’Europe. Malgré une position du bureau national pour le traité constitutionnel, certains socialistes s’étaient permis de faire campagne pour le non. Le non l’a emporté, nous n’avons jamais eu trace du fameux plan B des partisans du non. Les dégâts au sein du PS ont été considérables.
En 2008, les élections présidentielles ont eu lieu, avec le résultat que l’on connaît. Le président de la république fait ce que tout le monde savait qu’il ferait : la ratification du traité simplifié par la voie parlementaire. Le bureau national du PS dit qu’il se prononce en faveur du traité simplifié.
En tant que militantes favorables à l’Europe, nous nous sentons alors soulagées. Mais voilà que des partisans du non se mettent à faire campagne pour que le traité soit soumis au référendum. Et c’est de nouveau une belle cacophonie et un spectacle affligeant donné par le PS. Le secrétaire national du PS et le président du groupe parlementaire, pour essayer de satisfaire tout le monde, trouvent une solution qui ne satisfait personne, cherchant à éviter le conflit, traitant ainsi avec désinvolture cette question fondamentale qu’est la construction européenne.
Mais au fond ce qui se passe autour du traité européen première et deuxième version, est le signe d’une difficulté politique importante dont souffre le PS. Comme souvent, la réponse est de favoriser l’absence de décision, de chercher à tout prix à rassembler, au lieu de poser des choix clairs même s’ils sont conflictuels, surtout s’ils sont conflictuels.
Alors, à notre niveau, nous nous demandons parfois si, dans le mode de fonctionnement du PS, une décision majoritaire est faite pour ne pas être respectée.
Dans l’immédiat, sur l’Europe en particulier, arrêtons de chercher un consensus introuvable. La solution la plus pertinente est de laisser à chaque député sa liberté de vote pour éviter que ce sujet ne devienne le jeu de combines entre amis.
Le travail sur nos fondements idéologiques et notre projet est donc des plus urgents, l’actualité nous le montre tous les jours. Pour cela, il faudrait offrir la possibilité au parti d’avoir des débats, « en provoquant chaque fois que nécessaire des votes discriminants amenant vers un peu plus de cohérence » (Michel Rocard, article publié dans Libération le 15 01 08).
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||