Mercredi 2 avril 2008
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13 avril 2006 : En visite sur le site de l’ancienne usine de Metaleurop Nord à Noyelles-Godault dans le
département du Pas de Calais, Nicolas SARKOZY, alors ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire, plaidait pour que l’Etat « se donne les moyens d'agir contre ceux qui (...)
n'ont en tête que le pillage des ressources et des technologies de nos entreprises ». Face à cette « faiblesse de notre droit français », il faisait part de son intention de demander « au ministre
de la Justice et celui des Finances d'agir sur ce sujet.
4 février 2008 : De retour sur ce site, Nicolas Sarkozy, Président de la République, a déclaré vouloir faire « du capitalisme sans foi ni loi (…) un capitalisme
intelligent » et a profité de sa visite pour proposer la création d'un "fonds national pour la ré-industrialisation" des zones en reconversion en se demandant « si on n'a pas intérêt à
demander aux entreprises d'investir dans un fonds national" pour ces sites.
Il faut l’avouer, notre ancien ministre de l’intérieur et de l’Aménagement et actuel Président de la République nous épate ! Vouloir moraliser le capitalisme alors que les
capitalistes eux-mêmes n’ont qu’une ambition : vouloir augmenter leurs profits, quelle gageure ! Une étude réalisée tout récemment par un cabinet de consultants pour le compte d’associations
d’actionnaires, nous apprend ainsi que les grands patrons français sont les mieux payés d’Europe et qu’en 2007 les ¾ des dirigeants des grandes entreprises ont augmenté leur revenu de 40%.
Dans le même temps, 49 000 emplois industriels ont été supprimés, ce qui fait d’ailleurs 476 000 suppressions d’emplois depuis 2002 !.
Alors, que peut faire le Chef de l’Etat?
Introduire le marxisme comme une nouvelle secte (Euh, pardon), je voulais dire une religion d’Etat, et demander aux capitalistes de se montrer raisonnables ? Difficile à
envisager !
Imaginer une loi, rétroactive si c’est possible, qui obligerait les chefs d’entreprises à remettre des entreprises là où ils les ont fermées, liant alors leurs bonus,
stock-option et autres gratifications à leurs résultats, et fixant une proportionnalité plus raisonnable entre les plus hauts et plus bas salaires. Là encore, il ne faut pas rêver !
Mondher BENAROUS
Par Groupe 87
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